Journal de Bord – Zingaya

Tout avait bien commencé

Fin mars, Zingaya était fin prêt pour être éprouvé et testé. Le terrain de jeux idéal était les îles de la société : Tahaa, Bora bora, Maupiti, Huahine, Moorea et Tahiti. Nous avons apprivoisé notre bateau rutilant, le nouveau jaune ne passe pas inaperçu…

Côté prévention, nous sommes retournés à Tahiti pour gérer l’administratif. Nous pensions rester une semaine et repartir à l’assaut des écoles, mais après 3 semaines à Tahiti, toujours rien… Il fallait l’aval de la direction de la santé pour que la direction de l’éducation nous laisse aller voir les écoles… un vrai casse-tête Tahitien, mais on a été entourés de personnes bienveillantes pour nous aider.

Puis, entre vacances scolaires, jours fériés et ponts; on est partis à Moorea pour prendre l’air et en quête d’aventures, sur un coup de tête, nous sommes allés à Makatea (île bien connue des grimpeurs) à une trentaine d’heures de navigation, première île des Tuamotu.

Océan dentiste, Zingaya dans une classe

Une fois là bas nous avons été accueillis à bras ouverts ! Plus besoin d’accord ou quoi que ce soit, nous avons pu aller voir notre première école, cela méritait bien double ration de brosses à dents pour cette école de 12 élèves avec seulement 94 habitants sur l’île…
Ensuite, retour à la réalité et dans les îles de la société où nous retournons à l’administratif et enfin tout se débloque nous avons l’accord tant attendu ! Petit hic, il faut retourner à Tahiti pour s’inscrire au conseil de l’ordre avec attestation de domicile (un voilier n’étant pas un domicile…) et enregistrement du diplôme de chirurgien dentiste: un nouveau casse-tête administratif…

Nous allons faire un dernier tour dans la société, où nous n’avons pas encore l’agrément pour aller dans les écoles. Malgré des tentatives de dérogation, nous ne pourrons pas faire de prévention pour cette année scolaire ici.

Ça se complique…

Alors que nous rentrons vers Tahiti, fier d’avoir notre autorisation, PATATRA !
Notre mat casse ! « Heureusement », juste après la très redoutée passe de Maupiti. Une cadène (point d’attache des haubans) était rongée de rouille et a cassée malgré les précautions (1 ris et un génois réduit) dans 15 noeuds de vent.

Pas de panique, nous avons pu remonter à bord le génois sans aucune égratignure, puis l’enrouleur. Une fois la manœuvre réalisée, nous sécurisons le mât pour qu’il ne nous embête plus, mais impossible de dégréer la grand voile… tant pis, ça sera au mouillage, le tout dans une houle de 2,5 mètres, pas facile de manœuvrer sereinement.
Changement de programme : cap sur Raiatea pour réparer.
Mais notre moteur n’était pas du même avis et a décidé de devenir capricieux (pré-filtre bouché). Nous avons dû mettre en place un système de circuit de secours dans une nourrice pour pouvoir arriver sans (plus) d’encombres, le tout bercé par cette houle du Pacifique de 3/4 et le vent qui s’engouffrait dans la grand voile…
Après 16 heures de navigations (5 heures au programme), nous arrivons sains et saufs mais surtout soulagés à Tahaa.
Nous pouvons nous amarrer sur une bouée pour dégréer la grand voile et notre baume. Dans la foulée, nous repartons pour Raiatea, où nous devrons manchonner le mât et changer l’ensemble des cadènes en prévention, mais ça sera une autre histoire…
Nous vous tiendrons informés de l’avancée des travaux.
Dans ce malheur nous avons appris la bonne nouvelle, la signature de l’agrément de l’association au sein des écoles et des mairies ! Elles seront prévenues directement par la direction de l’éducation de notre venue dans les îles.
Il ne reste plus qu’à réparer avant la rentrée de septembre et repartir pour de nouvelles aventures !
Arthur et Élisabeth
Zingaya

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